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Fort Enet

Monument Historique

Situé à l'extrémité de l'embouchure de la Charente, le rocher d' Enet  sur  lequel  est  situé le fort du  même  nom,  est relié au continent, uniquement à marée basse, par une chaussée longue d'un kilomètre et demi  et  se  trouve pratiquement à égale distance entre l'île d' Aix et la Pointe de la Fumée à Fouras.

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1809-1812 : la construction du fort

Après l'affaire des Brûlots en avril 1809 , qui voit la destruction de l'escadre française par  les Anglais,  Napoléon ordonne la construction d'un fort sur  le  rocher  d'Enet  afin  d'interd ire  définitivement  l'entrée  de  la  rade  de  l'île d'Aix . Le fort est édifié en utilisant des pierres extraites des  carrières  de  Saint-Savinien.  Il  est  constitué  d' une batterie d'artillerie semi-circulaire, tournée vers l'île d'Aix , dotée de canons sur terre-p le in.

 

1815-1846 : travaux de confortation du site et de l'ouvrage

Dès 1825 , les maçonneries en pied de mur d'escarpe, soumises aux attaques répétées de la mer, commencent à se dégrader fortement . Un glacis en pierre sèche est réalisé de 1827 à 1834 afin de diminuer l'effet de la mer et  des travaux de rejointoiement des maçonneries sont effectués parallèlement

1846-1856 : création d'un étage de casemates

Sous la Monarchie de Juillet, le fort est surélevé d'un étage afin d'y loger une garnison de 100  hommes et une vingtaine de canons. Ce deuxième étage de feux est constitué de  casemates, dans  chacune desquelles est ménagée une embrasure de tir avec son évent pour  l'évacuation des fumées. Elles sont disposées en arc de  cercle  et s'ouvrent vers l'intérieur du fort. Elles sont  recouvertes de terre et supportent une plate-forme qui  peut accueillir 17 pièces d'artillerie.

1846-1856 : création d'un étage de casemates

En 1863-64 , le fort Enet est soumis à des essais de tir,  parallèlement aux expérimentations menées sur le fort Liédot de l'île d'Aix, afin de vérifier la résistance des maçonneries  aux tirs de l'artillerie rayée. L'expérience n'est guère concluante, le Fort est endommagé. En 1871, il sert de lieu de détention pour des communards.

Lorsque de nouvelles tensions apparaissent avec l'Angleterre à la fin des années 1880, le fort doit être entièrement repensé et pour partie reconstruit afin de faire face aux progrès réalisés par l'artillerie.

Les essais de tirs ayant mis en évidence que les casemates n'étaient plus sûres, celles situées dans la partie Sud­ Ouest jusqu'au puits marégraphique sont détruites et remblayées  pour  moitié  leurs  embrasures de tir et leurs évents ayant été bouchés, l'autre moitié continuent d'être utilisés comme logement ou magasin.

Une des casemates de gorge de l'angle Sud-Est, est  conservée comme  corps de garde; celles  de  l'angle  Nord-Est sont conservées pour assurer la défense de l'accès au fort par le gois, une fenêtre étant créée à cette occasion. Le magasin à poudre, construit au Premier Empire, demeure son état d'origine.

Pour remplacer les casemates démolies, bâtiment rectangulaire est construit, protégé par une cloche en béton formant parados sur la cour intérieure. Ce bâtiment  regroupe casemates de logement pour les soldats et  magasins à poudre et à projectiles, tous voûtés « à l'épreuve de la bombe ».

Sur la terrasse au centre du fort, deux pièces de 270mm croisent leur tir avec celles établies dans la batterie de Coudepont sur l'île d'Aix, interdisant le passage entre l'île d'Aix et le rocher d' Enet. Deux pièces de 190mm installées au Sud protègent la rade de l'île d'Aix .

En 1905, les plates-formes sont une nouvelle fois réaménagées. Si les dispositions en plan changent peu, à l'exception de l'installation de deux nouvelles batteries au Nord, toutes les terrasses sont réalisées en béton.

 

Le Fort, déclassé peu avant la Première Guerre mondiale, est resté en l'état avant d'être vendu au début des années

1960 par l'administration des Domaines à un particulier.

 

Depuis 1977, le fort est la propriété de deux familles au sein d'une SCI. Il est inscrit à l'ISMH par arrêté du 19 décembre 1994.

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